Restitution du workshop mené à Tétouan (directeurs Frédéric Frédout & Ronan Kerdreux) en novembre 2022 dans le cadre de la Biennale des Écoles d’Arts de Méditerranée. 4 mars 2023 – Journées portes ouvertes Les Beaux-Arts de Marseille / Institut National Supérieur d’Enseignement Artistique Marseille Méditerranée
Vendredi 16 mars 2023 Merci à Charlie qui nous accueille toujours avec beaucoup de bienveillance et de générosité. Discussion au long cours à partir du livre « La double vie de Charlie Bové » récemment paru. Merci à Fred Roustan, architecte, urbaniste, designer et mentor de notre atelier, qui nous ouvre ses carnets d’adresse et à Amadéa Simeonov, designer, qui nous accompagne dans nos aventures…
Anthony Micallef est photographe documentaire. Il travaille avec la presse (Télérama, Le Monde, Le Figaro magazine, The Guardian…) et réalise des expositions. Amoureux de la Méditerranée et des pays qui gravitent autour d’elle, attiré comme un aimant par les mondes clos, les interdits et le houmous. Dans ses projets personnels, la notion essentielle est le temps. Toutes les belles choses ont besoin de temps pour se déployer pleinement : la cuisine, la randonnée, l’amour et la photographie. A l’inverse du traitement journalistique de l’actualité au plus près du temps réel, il a construit un dialogue long photographié et enregistré avec les personnes déplacées dans Marseille à la suite des effondrements d’immeubles rue d’Aubagne. Ce travail a commencé après la catastrophe (décalage dans le temps) et a duré 2 ans.
Tout d’abord ébéniste puis designer produit, Martin Lefebvre rejoint Marseille pour explorer les champs du design pour l’innovation social aux Beaux-Arts de Marseille. Il est par ailleurs engagé dans les tissus associatifs et militants. En 2018 le drame de la rue d’Aubagne et son onde de choc s’imposent à lui comme à tant d’autres. Depuis lors, la lutte contre l’habitat indigne a pris une place particulière dans sa vie tant sur le plan politique que professionnel. Textes de présentation en partie repris du site www.esadmm.fr
Rencontre organisée par Espaces[&]Publics à l’initiative de Nadia Slimani, présentation et modération Frédéric Frédout. 17 Mars 2022 – Les Beaux-Arts de Marseille, 13h00-15h00. Présentation du livre Indigne Toit, éditions André Frère, Marseille 2021.
Anthony Micallef & Martin Lefebvre le 17 mars 2022 – Photo Ronan KerdreuxAnthony Micallef & Martin Lefebvre le 17 mars 2022 – Photo RK
Intervenant : Ronan Kerdreux
Musée des Civilisations d’Europe et de Méditerranée dit MUCEM, Marseille, 2002-2013
Architecte : agence Rudy Ricciotti
Image
Gérard JULIEN/AFP présente sur le site
http://www.europe1.fr/economie/marseille-le-mucem-une-reussite-a-l-avenir-incertain-2370499
consulté en mars 2018
Les arguments avancés par Rudy Ricciotti pour accompagner le projet
du Mucem sont pour ceux que je connais essentiellement d’ordre
historiques et urbains. Un face à face avec l’histoire de Marseille, un
dialogue avec le Fort Saint-Jean construit à l’origine plus pour
surveiller Marseille que pour la défendre contre un envahisseur inconnu,
une revendication méditerranéenne voire provençale, provinciale,
métaphorique, un contexte fort et complexe… Je crois qu’il en parle
mieux que moi (c’est heureux !) :
« À la massivité du Fort répond la dématérialisation du MuCEM. Ce
dernier est amical avec le Fort Saint-Jean. Il est mat, sans les
stigmates de la néo-modernité ni les signes névrotiques de la
déconstruction. Il refuse les affirmations esthétiques de l’hégémonisme
international. Il est plutôt osseux, féminin, fragile et même maniéré.
Il est provincial, localisé, provençal, contextuel.
La circulation extérieure par rampes périphériques au musée procède
du mouvement de la zigourat et devient cheminement long et initiatique
conduisant à la terrasse reliée au Fort Saint Jean par une passerelle.
La nature de ce projet relève de l’archétype ancien. C’est une
linguistique irrationnelle du point de vue de la dictature
fonctionnaliste. La peau et les os, la maigreur structurelle, l’absence
de reflet et de matité, renvoient à la métaphore de l’espace
méditerranéen. La Méditerranée est un voyage mental et non un extrait de
naissance. C’est par croyance que ce musée se situe au sud.
La filiation avec une mémoire orientaliste lointaine marque le MuCEM.
Par ses différents filtres solaires, il porte ses ombres sur la figure.
Enraciné dans son contexte, il est la présence emblématique de l’Etat
républicain à Marseille et une main tendue à la cité phocéenne rebelle.
Cet édifice se reconnaîtra latin, dans un paysage minéral et
méditerranéen, dans ses intuitions contextuelles. »
Texte complet présent à l’adresse http://www.academie-des-beaux-arts.fr/lettre/minisite_lettre72/Deux_villes_deux_musees.html
Image
sur le site
https://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/bordeaux-aura-sa-grande-salle-de-spectacles-signee-ricciotti-146987
indiquée Anne-Christine Poujoulat/AFP. Rudy Ricciotti sur une des passerelles du MucemPhoto
accompagnant un article de Mariella Coste / France 3 sur le site
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-football-s-expose-au-musee-1345905.html
consulté en mars 2018